Projet documentaire de Henri-François Imbert

Production : Alter Ego / Libre Cours / BIP TV

lauréat de la bourse « Brouillon d’un rêve » de la SCAM
avec l’aide à l’écriture et au développement du CNC-FAIA

avec le soutien à la production du CNC-FSA, de Ciclic-Région Centre-Val de Loire, de la Région Occitanie, de la Procirep-Angoa et de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah

En 1940, le Gouvernement de Vichy ordonna l’internement administratif de tous les « nomades » de France, dans une trentaine de camps répartis sur tout le territoire. L’arrêté ordonnant cet internement stipule en effet que « la circulation des nomades représente, en temps de guerre, un risque de diffusion des informations stratégiques ».

Des milliers de Tsiganes, pourtant de nationalité française, furent ainsi maintenus dans ces camps jusqu’à la fin de la guerre, dont plus de 700 enfants et 500 adultes au Camp de Jargeau, dans le Loiret. Dépouillés de leurs biens, les Tsiganes eurent alors à reconstruire leurs vies après ces cinq années d’emprisonnement.

À partir de ce fait historique, le cinéaste a rencontré des personnages des communautés gitanes et manouches. Ensemble, ils retissent les fils de la mémoire et questionnent le présent des Tsiganes aujourd’hui.